
J’avoue humblement que j’ai le moral un peu en berne depuis le mois d’avril dernier. Les raisons ? J’aurai l’occasion de les exposer longuement dans un prochain livre. Le titre provisoire ? « La vie commence à 73 ans ! ».
L’intitulé du présent post est juste pour affirmer que, en dépit de l’adversité et du poids des années, le bonhomme est toujours debout et crie tous les jours à lui-même « Haut les cœurs ! ».
Cet optimisme n’a rien de béat et ne tient nullement de la méthode Coué. Les trois images mises en médaillon vont m’aider à le démontrer.
A Pont-Croix, tout comme à Plaisir, la pièce où je passe le plus de temps est mon bureau. Celui de Pont-Croix, situé au second étage de ma maison, m’offre une belle vue sur le Goyen et dispose surtout d’un petit lit où j’ai coutume de faire la sieste. Je pourrais ajouter que s’y trouve aussi une télé connectée à un magnétoscope et à un lecteur DVD. Cet équipement me donne la possibilité de visionner ma collection de vieilles cassettes VHS et autres films-culte… lorsque je n’aurai plus que cela à faire.
Quand je parviens au bout des 32 marches d’escalier qui conduisent à mon bureau dont la porte est toujours ouverte parce qu’il n’y a dans ma modeste demeure ni enfants ni animaux domestiques pour troubler ma quiétude, je vois en premier la plaque d’immatriculation que m’a offerte Dominique Vervin, le cousin de Soad qui vit au Panama. J’ai eu l’occasion de me rendre à deux reprises dans ce petit état d’Amérique centrale : seul, en 1998, au cours d’une mission de formation police ; avec Soad, en 2014, et nous sommes descendus précisément chez le cousin précité. J’ai aimé ce pays, au point de songer, un moment, à y émigrer après mon admission à la retraite. Mais ce que cette plaque évoque en moi est mon goût inné pour les voyages et toutes les découvertes qui s’y apparentent. J’ai déjà beaucoup voyagé dans ma vie et vu bon nombre de pays sur tous les continents, sans parler de tous ceux dans lesquels j’ai longtemps résidé, en Afrique, en Amérique latine et dans les Caraïbes. La vision quotidienne de la plaque du Panama m’intime simplement cet ordre : TU DOIS CONTINUER DE VOYAGER, tant que tu en auras les moyens physiques et matériels !
Par la porte entrebâillée, j’aperçois ensuite la photo de ma tante maternelle Anne. J’ai toujours admiré la vaillance de cette femme morte, en 2009, à l’âge de 73 ans, l’âge que j’ai moi-même à présent. Son visage souriant et volontaire m’inspire du courage. Il me donne la force de continuer à me battre et, surtout, à vivre ma vie tout comme elle a vécu intensément la sienne en dépit des critiques de tous les pisse-froid et autres aigris.
C’est pourquoi je crie de nouveau à moi-même, moi qui ai la chance d’être à la retraite depuis dix-huit ans, de jouir d’une bonne santé et d’avoir un toit sur ma tête qui est ma pleine propriété : « Haut les cœurs ! ».
Pont-Croix, 10 septembre 2026